À la suite de la descente du Maréchal du Tchad dans un établissement scolaire, les opérations de nettoyage des écoles semblent se multiplier. Pour Achta Adoum Bichi, présidente de l’Association des Femmes pour la Paix et la Sensibilisation au Tchad (AFPST), cette mobilisation est certes positive, mais elle ne doit pas faire perdre de vue les besoins structurels du système éducatif tchadien.
Selon elle, les établissements scolaires ont avant tout besoin d’infrastructures adaptées et de moyens permettant aux enfants d’étudier dans de bonnes conditions. Elle estime notamment nécessaire de renforcer l’appui aux élèves vulnérables qui rencontrent des difficultés à se procurer leurs fournitures scolaires ou même à s’inscrire à l’école.
« Nous devons plutôt aider les écoles qui n’ont pas de tables-bancs, de tableaux ou de bureaux pour les enseignants à en avoir », souligne la présidente de l’AFPST.
Pour Achta Adoum Bichi, la descente du Chef de l’État dans un établissement scolaire constitue néanmoins un signal important en faveur de la redynamisation de l’école tchadienne, après plusieurs années marquées par des défis persistants.
Elle appelle ainsi à une mobilisation plus globale autour de l’éducation, estimant que la responsabilité de la réussite scolaire ne repose pas uniquement sur les enseignants ou les pouvoirs publics.
« Nous sommes tous responsables de l’éducation des enfants et surtout de leur apprentissage », rappelle-t-elle.
À travers cette prise de position, l’AFPST plaide pour que les initiatives de salubrité s’inscrivent dans une démarche plus large, associant amélioration des infrastructures scolaires, soutien aux enfants vulnérables et renforcement des conditions d’apprentissage.