Prévenir les tensions avant qu’elles ne dégénèrent, renforcer le dialogue entre les communautés et faire de la cohésion sociale un véritable rempart contre les conflits : telle est l’ambition portée par les acteurs locaux de la sous-préfecture de Moussafiyo.

Les autorités administratives et traditionnelles, ainsi que les représentants des organisations de jeunes et de femmes du canton Moussafiyo, se sont réunis ce lundi 7 septembre 2026 à l’occasion d’une rencontre d’information consacrée au projet « Soutien à la cohésion sociale et à la cohabitation pacifique dans le Sud du Tchad » (LAPIA).

La rencontre a été présidée par le sous-préfet de Moussafiyo, Mahamat Youssouf, en présence du chef de canton, Tiganalbaye Naré Marc. À cette occasion, le chef de projet de l’Association pour le Développement Économique et Social de la Sous-Préfecture de Moussafiyo (ADESPM), Noubadoum Ndanga Carmel, a présenté aux participants les grandes orientations et les ambitions du projet LAPIA.

Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’ADESPM, ce projet entend renforcer les capacités des acteurs communautaires et de la société civile locale afin de mieux prévenir les tensions intercommunautaires et de consolider la coexistence pacifique entre les différentes communautés.

Au cœur de cette initiative, les responsables communautaires, les jeunes et les femmes sont appelés à jouer un rôle de premier plan. Leur implication dans la prévention des conflits, la promotion du dialogue et la consolidation du vivre-ensemble apparaît comme un levier essentiel pour préserver durablement la paix dans la localité.

Cette rencontre a également permis aux participants de mieux cerner les objectifs du projet, ses enjeux ainsi que les mécanismes d’intervention qui seront déployés dans la sous-préfecture de Moussafiyo.

Prévue à la veille du lancement officiel du projet LAPIA, fixé au 8 septembre 2026, cette séance d’information marque une étape importante dans la mobilisation des forces vives locales.

À Moussafiyo, le message est désormais clair : la paix ne peut être durable sans dialogue, et la cohésion sociale ne peut être renforcée sans l’implication directe des communautés elles-mêmes. Le projet LAPIA ambitionne ainsi de transformer cette mobilisation en une dynamique durable de prévention, de solidarité et de cohabitation pacifique.