Dans plusieurs établissements scolaires de N’Djamena, le drapeau tricolore tchadien — bleu, or et rouge — flotte encore sur des mâts, alors même que les salles de classe sont fermées. Exposés durant des semaines, voire des mois, au soleil, au vent, à la poussière et aux intempéries, certains drapeaux affichent aujourd’hui un état de dégradation préoccupant.
Décolorés, déchirés et parfois réduits à de simples lambeaux, ces emblèmes de la République donnent une image peu reluisante de l’attention accordée aux symboles nationaux dans certains établissements scolaires.
Au-delà de leur aspect matériel, ces drapeaux représentent l’unité, la souveraineté et l’identité de la nation tchadienne. Leur maintien permanent sur les mâts en période de fermeture des classes, sans entretien ni remplacement lorsqu’ils sont détériorés, soulève donc des interrogations sur les responsabilités des gestionnaires des établissements.
Le contraste est d’autant plus saisissant que l’école est précisément l’un des premiers lieux où les jeunes citoyens sont censés apprendre le respect de la République et de ses symboles.
Comment peut-on enseigner le patriotisme lorsque le symbole même de la nation est laissé à l’abandon ? La question mérite d’être posée aux responsables des établissements concernés et aux autorités chargées du suivi du système éducatif.
Une attention particulière devrait être accordée à l’entretien, au remplacement et à la mise en berne appropriée des drapeaux lorsque les établissements sont fermés. Car respecter le drapeau ne relève pas seulement d’un geste protocolaire : c’est aussi préserver la dignité des symboles qui incarnent la République.
À l’approche de la rentrée scolaire, cette situation constitue un rappel simple mais important : le patriotisme ne se proclame pas seulement dans les discours, il se traduit aussi par le respect quotidien des symboles de la nation.