Pendant les vacances scolaires, de nombreux élèves choisissent de mettre leur temps à profit en exerçant de petites activités génératrices de revenus. Parmi elles, la vente de manioc constitue une source de revenus essentielle pour plusieurs jeunes filles qui souhaitent préparer leur prochaine rentrée scolaire.

C'est le cas de Sidonie, une élève d'une vingtaine d'années originaire de Koundoul. Chaque jour, dès 6 heures du matin, elle se rend au niveau du pont à double voie pour s'approvisionner en manioc frais. Une fois son stock constitué, elle parcourt les rues de la capitale à la recherche de clients.

Malgré une concurrence de plus en plus forte, la jeune vendeuse ne se décourage pas. Les revenus qu'elle tire de cette activité lui permettent de subvenir à ses besoins quotidiens et de préparer sereinement la reprise des cours en finançant l'achat de cahiers, d'uniformes, ainsi que les frais d'inscription.

« Ce n'est pas un travail facile, mais il me permet de gagner honnêtement ma vie et d'alléger les charges de mes parents », confie-t-elle.

Au-delà des tubercules, les feuilles de manioc connaissent également un franc succès auprès des ménages. Incontournables dans la gastronomie tchadienne, elles sont très appréciées pour leur goût et leurs qualités nutritionnelles. Riches en vitamines et en minéraux, elles occupent une place importante dans l'alimentation de nombreuses familles.

À travers cette activité, ces jeunes démontrent qu'il est possible de transformer les vacances scolaires en une période d'apprentissage, d'autonomie et de préparation de l'avenir, tout en contribuant à l'économie locale.