Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assilek Halata, est arrivé ce samedi 29 août à Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï, dans le cadre d’une tournée nationale consacrée à la gestion du foncier, à la protection du domaine de l’État et au règlement des conflits liés à l’occupation des terres.
Accueilli à l’entrée de la ville, sur l’axe N’Djamena-Abéché, par le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Ouaddaï, Ismaël Yamouda Djorbo, le ministre a reçu les honneurs protocolaires avant de se rendre à la résidence du DGG.
Cette première étape a été marquée par une rencontre de civilités entre les deux responsables, en présence de plusieurs autorités administratives et sécuritaires de la province.
À cette occasion, Assilek Halata a expliqué que sa mission vise à aller au contact des réalités du terrain, afin d’identifier les difficultés liées à la gestion foncière, renforcer la protection du patrimoine foncier de l’État et rechercher des solutions aux conflits qui opposent différents acteurs autour de l’accès et de l’occupation des terres.
Durant son séjour, le ministre doit échanger avec les autorités locales ainsi qu’avec plusieurs acteurs concernés par la problématique foncière. Ces consultations devraient permettre de recueillir les préoccupations des populations, d’identifier les principaux foyers de litiges et d’examiner des mécanismes susceptibles d’apporter des réponses durables.
À Abéché, la pression foncière s’est accentuée avec l’expansion rapide de la ville et la multiplication des espaces urbanisés. Cette situation favorise les contestations liées aux limites des parcelles, aux titres de propriété, aux lotissements et à l’occupation des réserves foncières de l’État.
La mission du ministre intervient ainsi dans un contexte où la maîtrise du foncier apparaît comme un enjeu majeur pour l’avenir urbain d’Abéché. Au-delà du règlement des litiges existants, l’objectif affiché est de renforcer la gouvernance foncière et d’éviter que les conflits autour des terres ne deviennent une source durable de tensions sociales.
À Abéché, Assilek Halata entend donc passer du constat aux solutions, avec un message clair : le domaine de l’État doit être protégé et les conflits fonciers doivent trouver des réponses.